
Généralité sur la technologies des piles à combustibles
Unité de Technologies
et d’Economie des Energies Renouvelables
TEER
Il est reconnu que la production d’électricité ne se
fait avec un bon rendement, que lorsqu’elle d’origine électromécanique (
hydraulique,.. , Eolienne, etc.). La production photovoltaïque d’électricité
qui exploite le rayonnement solaire abondant reste toujours coûteux et avec un
faible rendement, une solution pertinente mais limité. Actuellement, la pile à
combustible est appelé à contribuer au changement de la situation.
Pour
répondre à une demande en énergie propre et renouvelable, on peut envisager des
centrales de grande puissance d’origine hydroélectrique ou éolienne, mais le
problème de l’irrégularité de cette production et la difficulté de l’adapter à
un systèmede Production et Consommation adéquate, nous inciteà réfléchirà un
système de productionet stockage intelligent de l’énergieélectrique. Le butest
de disposé d’un système fiable,durable, écologiqueet renouvelable. Bien sûr il
y a plusieursprocédés destokage telque les réservoirs de d’eauou des
accumulateurs ……etcqui remplissent leur tâche, la récupérationdes
pertesthermique de conversion du cycle thermodynamique (Cycles combinés)est
aussiutilisée, mais ces dispositifs ne répond passuffisammentàune demandebien
diversifiée.
C’est en
1839que William Grove découvrait une toute nouvelle façon deconvertir l'énergie
chimique en électricité, une méthode révolutionnaire permettant de produire de
l'électricité à partir de l'hydrogène et de l'oxygène. Et c'estainsi qu'était
lancée la recherche sur la pile à combustible.
Aujourd’Hui
ces piles à combustible produisent par combinaison électrochimique du
combustible l'hydrogène (ou un combustible riche en hydrogène) avec un oxydant,
l'oxygène ou l'air dans une cellule électrochimique, de l'électricité à un
rythme uniforme et efficace.Un moyen de production radicalement différent des
systèmesconventionnels, sans passer par une conversion thermique du
combustiblepuis mécanique et enfin électrique où le coefficientd´efficacité est
très limitée par le facteurCarnot.
Plusieurs
technologies des piles à combustible existent, ils peuvent être classés selon
leur température de fonctionnement, allant de 80 °C à 1 000 °C, leur capacité
de fonctionnement en cogénération, leur faible impact et selon la nature de
l'électrolyte qui donneson nom à la pile :
Piles
alcalin (AFC - Alkaline Fuel Cells)
Pliesà électrolyte polymère (PEMFC - Proton
Exchanger MembraneFuel Cells)
Pilesà acide phosphorique (PAFC - Phosphoric
acid Fuel Cells)
Pilesà carbonate fondu (MCFC - Molten
Carbonate Fuel Cells )
Pilesà électrolyte solide oxyde (SOFC - Solid
Oxide Fuel Cells).
La
production de l’électricité par les piles à combustible a desavantages car :
Les piles
sont connues par leur haut rendement
global de production directe, ces rendements peuvent varier de 40 à 60% suivant
les différents types et une duréede vie de la pile, supérieure 25
000 heures avec un coût demaintenance raisonnable.
Elles
utilisent une grande variété decombustible (
fioul, gaz naturel,. Hydrogène ), et elles peuvent fonctionne à des températuresvariées
selon les types et avec des combustibles comme l’hydrogèneobtenu à partir de
sources d'énergie renouvelables, sansgénérer les émissions polluantes. et elles
ont lacapacité de réformation interne du combustible gaz àpartir des
hydrocarbures.
La cogénérationde
chaleur et d'électricité est un atout très souvent
envisagé (à des températures différentes selon les filières) avec une
installation deladistribution de chaleur, le rendement total en
cogénérationpeut atteindre jusqu’à85%, exemple des piles à hautetempérature.
Elles sont
modulairescar leurs capacités peuvent être facilement
modifiéesde quelques kW jusqu’à des MW, elles présentent une grandeflexibilité
dans leur utilisation que ce soit dans des lieux isolésdu réseau électrique ou
même dans des machines mobilestelles que les bus, les avions.
Les piles à
combustible ont des caractéristiques de compatibilité
environnementale ,car elles ont un très faibles rejets toxiques
du type CO, Nox ouSOx, et elles sont peu bruyantes, d'où elles ne posent pas de
problème une fois installées près des lieux de consommation.
Cependanttrois technologies sont prometteuses :
lespiles à membrane
échangeuse de protons (PEM)fonctionnant
à 80°C,
les pilesà acide phosphorique (PAFC)
fonctionnant à 200 °C,
les pilesà oxydes solides (SOFC)
fonctionnant à 1 000 °C.
La première, La
pile à (MEP) est considérée par
plusieurs experts comme la meilleure pour les applications qui exigent une
forte puissance volumique et une grandeportabilité.
Les pilesde type (MEP) se composent de deux
électrodes une anode et une cathode séparées par une membrane de polymère. Chaque
électrode est enduite sur un côté d'un électrocatalyseur. L'hydrogène (le
combustible) est introduit sur l'anode poreuse et, sous l'influencede l'électro-catalyseur,
se dissocie pour former des électrons libres et des ions d'hydrogène chargés
positivement (protons). Les électrons, de charge négative, sont attirés vers la
cathode chargée positivement. En cours de route, cependant, onfait dévier la
trajectoire des électrons et on les fait passerpar un circuit externe relié à
l'appareil électrique.Entre-temps, les protons traversent la membrane de
polymère et sedirigent toutdroit vers la cathode, où ils se combinent
àl'oxygèneet aux électrons en provenance du circuit externequi ont perdu
unepartiede leur énergie. On obtient ainsi de l'électricitéet,en prime, un
sous-produit remarquable : de l'eau pure.
La seconde,
les piles à acide phosphorique (PAFC)
est à un stade de développement pré commercial et produit de l'électricité avec
unrendement de 40 % à partir de gaz naturel, et un rendement totalde 85 % en
cogénération (électricité – chaleur).
La
troisième, les piles à
combustibles à électrolyte solide
sontpotentiellementles plus intéressantes par son rendement électrique (50 %à
70 %) et par sa moindre sensibilité au type de combustible, ce type des piles
fonctionnant à haute température sont connues sous le nom : SOFC ( Solide Oxyde
Fuel Cell), l’utilisation des céramiques comme électrolyte limite les problèmes
de corrosion des matériels posés par les autres types des piles et le
fonctionnement à haute température de 600 à 1000°C permet d’une part une
réaction cinétique rapide, réformation desgaz combustibles et une production de
chaleur souhaitable pour une cogénération avec laquelle la rentabilité de la
pile est maximale, mais ellenécessite encore quelques efforts de recherche -
développement.et d’autre part exige l’utilisation des matériaux spécifiques.Ce
dernier souhait fait l’objet de notre projet de recherche présenté.